And I think to myself…

700 millions de chinois, et moi et moi et moi!                                                                     Avec ma vie et mon ptit chez moi,                                                                                       Mon mal de tête et mon point au foie                                                                                     J’y pense et puis j’oublie, c’est la vie, c’est la vie!
C’est tellement vrai!
Toute la journée, de consultations en consultations, je suis confrontée à de nombreuses situations difficiles: la maladie, la précarité, les soucis de la vie…
C’est difficile! Faire face à la détresse des gens continuellement est difficile!

J’y pense, et puis j’oublie (enfin pas complètement), c’est la vie, c’est la vie!

Cela me ramène au fait que ce monde est absurde et que la vie est difficile!
Ce n’est pas un scoop certes mais parfois c’est dur. Et on se demande parfois comment continuer ou comment peut-on faire des enfants dans ce monde là?

Je tiens la main de mon mari aux funérailles de son amie d’enfance.

Mais alors, je pense au sourire de ma fille et cela va mieux. Je pense à ces graines qu’elle ramassait partout et qu’elle essayait de me faire manger parce qu’elle était « prête pour un petit frère ou une petite sœur »

I see trees of Green    J’aperçois des arbres verts

Red roses too           Des roses rouges également

I see them bloom     Je les vois s’épanouir

For me and you          Pour toi et moi

And I think to myself…

 

Parfois, comme tout le monde, ma vie est difficile à porter.
Je me demande alors comment je vais réussir à assumer toutes mes responsabilités , je suis alors lasse et effrayée…
Dès fois, je me surprends à me demander comment aurait pu être la vie si la maladie n’avait pas frappée il y a très longtemps une des personnes que j’aime le plus au monde.
Parfois je pense à tous ces êtres aimés qui ne verront pas mes enfants grandir et ça me rend triste.

Mais alors j’imagine le jour où j’annoncerai à ma fille qu’elle va avoir un petit frère ou une petite sœur et ça va mieux.

 

The color of the rainbow     Les couleurs de l’arc-en-ciel

So pretty in the sky        Si jolies dans le ciel

Are also on the faces     Sont aussi sur les  visages

Of people passing by       De passants

I see friends shaking hands    Je vois des amis se serrer la main

Sayin’ How do you do        Se dire « comment vas-tu »

They’re really saying     En réalité ils se disent « je t’aime »

I love you

 

Je pense à tous les rêves que je ne réaliserai jamais
Je pense à tous les compromis que j’ai du faire avec moi-même
Je pense à toutes les difficultés que j’ai eu et que j’aurai à affronter
Je pense à cette partie de moi que j’essaie d’enfouir et de faire taire

Puis je pense à tous les gens que j’aime et qui m’aiment,
Je pense à la chance que j’ai d’exercer le métier que j’aime,
je pense à mon mari et à la chance que j’ai de l’avoir                                                            à Jean ferrat  et à Louis Armstrong chantant à notre mariage
Je pense à tous les enfants qui m’entourent et que j’aime

 

I hear baby cry     J’entends des bébés pleurer

I watch them grow    Je les vois grandir

They’ll learn much more  Ils apprendront bien plus

Than I’ll ever know     Que je n’en saurai jamais

 

Je pense au bébé dans mon ventre

 

And I think to myself

What a wonderful world

 

 

Sans trahir Louis Armstrong mais j’aime beaucoup cette version aussi

6 mois

J’aime bien les chiffres ronds.

Je fête mes anniversaires seulement tous les cinq ans mais je les fête à fond! J’ai tellement fêter mes 30 ans, tellement de fois et avec tellement de sérieux que j’en pouvais plus et que je crois que je ferai plus rien jusqu’à mes 40 ans.

Les chiffres ronds, c’est important, cela fait parti des choses avec lesquelles on ne plaisante pas. Et comme je célèbre aussi les moisanniversaires, 6 mois c’est un chiffre rond et c’est important!

Pour les 6 mois de ma fille, j’ai organisé ma première JPO ( journée porte ouverte), j’ai invité quasiment tous les gens que je connaissais à passer s’ils le souhaitaient au cours de la journée. C’était top!

Mais je ne pense pas qu’il soit raisonnable de faire ça…

Eventuellement, un blog clavier ouvert! Tous ceux qui le veulent peuvent écrire quelque chose que je publierai sur mon blog… Hein Docteur Who, hein!!! J’attends toujours…

Sinon pour célébrer ces 6 mois comme il se doit, je ferai 6 minutes de silence ( en fait j’en ferai 7:j’en rajoute une en mémoire de mon Iphone dont la chute dans les toilettes hier a fini par avoir la peau ) et après, le hasard fait bien les choses: je vais voir Mamma-Mia avec la boutonnologue!

Ça rend cette journée exceptionnelle!

En plus, ABBA et ce blog ont en commun l’aide qu’ils m’ont apporté! La thérapie par  l’écriture et l’ABBAthérapie ont été très importante pour moi ces 6 derniers mois et au moment où une nouvelle page de ma vie commence, je trouve parfait de célébrer tout ça de cette façon!

Je sens le scepticisme devant l’ABBAthérapie et j’entends vos murmures suggérant qu’une vraie thérapie ne me ferait pas de mal! C’est pas faux je vous l’accorde mais ne sous estimez-pas la puissance de ABBA.

Je vais m’arrêtez là sur ce sujet de peur de perdre toute crédibilité sur les choses sérieuses qu’il peut m’arriver de dire …

Donc mon bilan des 6 mois est positif et étrangement rempli de chiffres ronds (il manquerait plus que l’on soit le 11/11/11, je publierais l’article à 11h11 et ma joie serait totale!): 6 mois, 50 articles, 50 000 visites, 100 000 pages lues, 500 commentaires, 500 followers…

Merci à tous pour m’avoir soutenu et accompagné tout ce temps et comme dirait ABBA:

Thank you for the music, et comme je ne serai jamais une grande chanteuse malheureusement thank you for the writing, for giving it to me!

PS: Opale, j’aime ta confiance aveugle, mais lis cet article avant de le retweeter :-)

 

 

5 fruits et légumes …

Je suis en vacances (au milieu de la montagne sans connexion internet ce qui explique mon absence ces derniers temps) et en me lavant les cheveux avec le shampoing de ma grand-mère à l’huile d’argan et à la cranberry, cela me rappelle mon énervement récent contre la cranberry et je me dis que je vais écrire un autre petit article sans grand intérêt de la catégorie « information sans grand intérêt mais je fais quand même un article dessus »

Ce qui est amusant d’ailleurs, c’est que l’article qui a été le plus lu, le plus commenté et qui a même été repris dans le bulletin d’information d’un syndicat de médecins vient de cette catégorie « infos à la con » puisque c’est l’article très profond qui explique que l’on rétrécit dans la  journée , comme quoi cela n’est peut-être pas la peine que je philosophe sur la médecine en Seine-Saint-Denis.

Donc aujourd’hui, je me sens investie d’une mission: celle de transmettre l’information que la cranberry  (un fruit rouge appelée aussi canneberge pour les intimes) ne guérit pas les infections urinaires !

Je vais peut-être m’attirer les foudres des partisans des méthodes naturelles, de la médecine douce. Il est vrai que je n’en suis pas une adepte mais là n’est pas le propos. Je ne parle pas de l’efficacité potentielle de la cranberry sur la prévention des infections urinaires récidivantes. Je ne suis pas spécialiste du sujet, je pense qu’il y a sans doute  une efficacité préventive, de là à payer des traitements assez onéreux je ne sais pas…

Mais par pitié, ne prenez pas de la cranberry en croyant que ça va guérir votre infection urinaire.

Récemment, j’ai vu plusieurs cas où étonnement mes patientes n’ont pas été guéries par la cranberry.

Au cabinet, une patiente a consulté après 8 jours et 40 euros de traitement par cranberry sans amélioration. Elle avait été voir son pharmacien qui lui a assuré que le traitement la guérirait. Du coup, elle a attendu plusieurs jours avant de consulter.

En garde, j’ai vu un dimanche une jeune patiente avec une pyélonephrite c’est à dire une infection rénale. Oui parce que si les microbes peuvent « tomber sur les bronches », ils peuvent également défier la gravité et « monter au rein ». Réellement, une infection urinaire non soignée peut devenir grave, donc c’est pour ça que ça m’a énervé fortement quand elle m’a dit que son pharmacien lui avait vendu de la cranberry  lorsqu’elle lui avait exposé ses symptômes, sans aucune réserve, ni le conseil d’aller consulter son médecin.

Je vais m’attirer maintenant les foudres des pharmaciens, loin de moi l’idée de taper sur eux mais force est de constater qu’au moins quelques uns d’entre eux  ne donnent pas l’information adéquate ou peut-être ne l’ont pas eux-mêmes ou au contraire ont été surinformés par les labos.

Ce qui m’a le plus énervé , c’est la patiente qui vient étonnée que sa cystite n’aille pas mieux, malgré son traitement par Monurelle!
Monurelle? Je ne connaissais pas:il s’agit  de cranberry!
Un des antibiotiques principaux pour l’infection urinaire s’appelle Monuril…
Donc pour favoriser toute confusion: les labos ont décidé de donner un nom similaire…

Bref, ça m’a énervé !
Et l’info à la con du jour: c’est que Monurelle n’est pas Monuril!
Et que la cranberry  ne soigne pas les infections urinaires…
Voilà, j’espère que j’ai sauvé des vies!

Des coursiers trés spéciaux

J’avais parlé dans un article « Moi aussi j’ai une fée chez moi » du concept de coursier sanitaire et social que je trouve particulièrement brillant et passionnant.

Un journaliste a découvert ce concept en lisant mon blog et a décidé d’en faire un article qui est paru cette semaine dans le Quotidien du Médecin.

Je suis heureuse que ce concept innovant puisse être connu et je suis fière de pouvoir participer à cette promotion.

Je remercie le journaliste pour avoir parlé de ce sujet qui m’est cher.

( Et pour son humour qui m’a valu de me cacher de honte, heureusement que l’entretien était par téléphone )

PS: le jeune médecin de Seine-Saint-Denis, c’est moi :-)

Voilà l’article en question

Des coursiers très spéciaux

Une fée sociale au chevet patients… et des médecins

Inventé par des associations, le concept de « coursier sanitaire et social » permet aux médecins de déléguer à d’autres les souffrances de leurs patients qui ne relèvent pas du soin.

INSTALLÉ À MONTENOIS, dans la campagne franc-comtoise, le Dr Marc Giusti est parfois confronté à des situations difficiles, où se mêlent médecine et souffrance sociale. Il y a ce patient psychotique, sans emploi, qui vit chez sa mère invalide, dans une ambiance très conflictuelle ; cette petite dame isolée qui n’a plus le courage de se faire à manger ; cette femme atteinte d’un cancer, avec trois enfants en bas âge … Que font les médecins, dans ce genre de situation ? Comme ils peuvent, le plus souvent, passant des coups de fil entre deux patients, en quête d’une solution forcément limitée par leur manque de temps, de compétences et de connexions dans le domaine social.

Le Dr Giusti, lui, a une autre option : un numéro de portable, qu’il compose pour faire apparaître un coursier sanitaire et social. Une sorte d’ange gardien, ou de bonne fée, qui va très vite rencontrer le patient à son domicile, évaluer ses besoins, mobiliser les organismes et dispositifs adéquats, mettre en place les aides pour stabiliser la situation sociale et faciliter le traitement médical. « Le coursier n’intervient que sur la sollicitation du médecin et de son patient, avec un champ d’action très varié, du plus simple – rétablir quelqu’un dans ses droits sociaux – au plus complexe : surendettement, avis d’expulsion, enfants qui craquent et parents qui se déchirent … À chaque fois, en faisant le lien entre tous les professionnels concernés : aides-soignants, infirmières, assistantes sociales, Conseil général, MDPH, Sécu, employeur, bailleur, école … », résume Sarah Berjon, coordinatrice et coursier au Centre de ressources pour mini-réseaux de proximité, qui rayonne en Seine-Saint-Denis.

Plébiscite.

Cette association, financée à titre expérimental par l’agence régionale de santé (ARS), est d’ores et déjà intervenue auprès de 370 patients et de leurs médecins, bien au-delà de l’objectif de 200 dossiers initialement fixé, et ce malgré des moyens modestes (deux salariées et des stagiaires). Ailleurs en France, seuls les médecins de Franche-Comté peuvent, pour l’heure, s’en remettre à des coursiers sanitaires et sociaux. Grâce à une association, l’ARESPA, également financée par l’ARS, qui s’est déployée dans toute la région, où elle emploie aujourd’hui une dizaine de personnes. Ici encore, l’initiative est plébiscitée. « C’est d’abord un gain de temps énorme. Dans mon cas, deux à trois heures par semaine, en démarches et dossiers que je n’ai plus à faire moi-même », estime Marc Giusti. Les généralistes apprécient tout autant l’efficacité de l’aide apportée. « Pour moi, c’est du pain béni. J’avais la semaine dernière, dans mon cabinet, une vieille dame en pleurs, parce qu’elle ne se sentait plus capable de s’occuper de son mari malade à domicile, et que nous n’avions pas trouvé de place en EHPAD. On m’a parlé de l’ARESPA. En 48 heures, ils avaient obtenu une place en long séjour », rapporte le Dr Christophe Joly, médecin à Besançon. Soulagement est le mot qui revient le plus souvent. « Nous ne sommes plus seuls face à la détresse du patient. On peut se concentrer sur la partie médicale, sans craindre qu’elle soit rendue inopérante par les problèmes sociaux », souligne cette jeune médecin de Seine Saint-Denis, qui aborde le sujet dans son blog. « C’est vraiment le chaînon manquant. En France, on soigne bien dans un couloir, une filière. Il manque des portes entre les couloirs, et des gens pour les ouvrir », renchérit le Dr Jean-François Roch, à Besançon.

De leur côté, les ARS devraient prochainement mesurer l’impact de cette innovation sur le coût et la qualité des soins. « Nous avons fait, en interne, une étude auprès de 68 patients, suivis pendant 6 mois. Selon leurs médecins, les coursiers sanitaires et sociaux ont permis d’éviter 476 jours d’hospitalisation », indique Frédérique Le Marer, présidente de l’ARESPA. Il n’est donc pas exclu que les fées sociales essaiment. « Il y a aujourd’hui des projets à Paris, Bordeaux, Avignon et Lille », conclut Xavier Aknine, le président du Centre de ressources en Seine-Saint-Denis.