Welcome pack le retour

J’ai actualisé mon welcome pack, parce qu’il était temps et parce que j’accueille ma nouvelle interne cette semaine. Pour la première fois, avec la réforme de la phase socle, il s’agit d’une interne en premier semestre: nouveaux enjeux, ajustements à faire.

Il s’agit de ma onzième interne… et j’ai toujours l’impression d’avoir beaucoup à faire pour m’améliorer, sur de nombreux points..

Du coup : nouveau départ..

Bonne rentrée à tous les MSU et évidemment à tous les néo-internes!!!

N’hésitez pas , j’attends vos suggestions pour améliorer ce welcome pack !

WELCOME PACK  2018

 

The new cab: I did it

Le temps m’a manqué pour faire le bilan des débuts au nouveau cabinet. Pas forcément à cause du travail et des milliers de trucs à faire, mais novembre est toujours un mois très chargé. Il y eu la préparation notamment de la murder party et autres célébrations des dix ans de ma fille, ma nièce qui est venu faire son stage de 3 ème (elle a également eu la chance d’aller chez boutonnologue et totomathon), j’ai aussi la chance d’avoir en ce moment chez moi une ado de 16 ans dont je suis l’ #AdultInCharge par intérim, et puis y a Netflix quoi …

Bref, le temps passe vite et mes premiers jours d’installation me paraissent déjà loin…

Le premier jour était dur.. J’avais tout prévu dans les moindres détails, j’avais une boite à mouchoirs design, j’avais des stylos de toutes les couleurs, et fait 7 doubles des clés… mais rien ne marchait.

Malgré toute mon anticipation, le lecteur carte vitale ne marchait pas, l’imprimante toute neuve n’imprimait pas, la chauffage ne chauffait pas, les chaises toutes neuves éteint bancales, les stickers étaient tombés des murs sur lesquels ils ne collaient pas, le placard ne fermait pas…j’en passe car j’ai déjà oublié…

Je ne sais même plus ce qui n’allait plus mais je sais que j’allais verser quelques larmes… quand ma remplacante d’amour est venue me voir pour me soutenir moralement, quand ma tante m’a fait livrer des fleurs, quand des patients sont venus m’offrir des cadeaux dont un cadre « félicitations/meilleur médecin etc  » et que je me suis dit que ça allait aller.

Depuis, tout se met en place. Au niveau matériel, il m’a fallu un mois pour que tout soit au point. Là, ça y est, c’est presque tout bon. Presque bien sûr, je crois que y a tout le temps des bugs même quand on fait de son mieux. Par exemple, le porte essuie main qui est accroché au mur ne s’ouvre pas, mon mari a perdu la clé quand il l’a installé. Du coup je pose le papier dessus… C’est dommage, j’étais fière d’y avoir pensé, une ancienne collègue me reprochant justement de ne jamais remplir le papier et de le poser dessus…comme quoi …

Pareil, j’ai tendance à trouver plus simple de poser les draps d’examens sur le dessus du divan, plutôt que de l’installer dans la barre faite à cet effet. Ca tombe bien , puisque la barre n’a pas été livrée avec la table d’examen toute neuve. Je les ai rappelé trois/quatre fois avant d’avoir un retour. Mais ça a été livré à mon ancien cabinet (malgré mes multiples changements d’adresse), ensuite quand après un mois, j’ai reçu la barre, ben je crois que c’est pas la bonne, elle rentre pas. Donc c’est pour ça qu’il reste encore quelques trucs sur ma to do list…même si elle se réduit beaucoup.

Et jsuis quand même assez fière de moi (genre tout à l’heure quand l’imprimante a écrit plus de toner et que j’ai été piocher dans ma réserve de toner)

J’ai mis ma touche perso, quelques photos de lieux qui ont une valeur sentimentale, et un tableau que ma mère aimait et qui était chez moi enfant.

Je m’y sens bien et les patients aussi semble-t-til.

Les patients sont au rendez vous et la phase déconcertante « tiens c’est étrange c’est calme, les RDV d’urgence ne sont pas tous remplis, je ne suis pas surchargée de demandes de toute part » semble toucher à sa fin…

La pression de ne plus avoir de plage sans RDV tous les matins, d’être seule et de devoir assurer la gestion des patients est présente en permanence mais pour l’instant c’est gérable… Il y a des avantages à ne pas avoir de plages sans RDV qui compensent les inconvénients. De même, la liberté de faire ce qu’on veut en étant seul, c’est sympa aussi.

Et pour l’instant, je savoure la compagnie de mes nouvelles collègues ( pas de médecins généralistes mais je ne suis pas seule pour autant). J’ai une secrétaire super et c’est tellement agréable moi qui n’ait eu que des secrétariats téléphoniques jusque là (d’ailleurs petite digression:quoi offrir à ma secrétaire pour Noel? à part des chocolats?).

Aujourdhui, on a décoré le cabinet pour Noel et on a prévu le repas de Noel. C’est peut-être un détail mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Du coup, tout ce que je peux dire, c’est que même si y’a pas mal de choses qui me posent soucis , je ne regrette rien et  jusqu’ici tout va bien!!

The new cab :J-1

Demain, c’est le premier jour dans mon nouveau cabinet !!

Je n’ai pas eu le temps de parler de l’évolution de ma to do list car j’étais occupée à réaliser cette to do list!! et bien plus encore.

Je suis hyper fière de m’être prouvé que je pouvais le faire (avec l’aide précieuse de mon mari !!).

Il y a plein de trucs qui ne vont pas, tout n’est pas parfait comme je l’aurais voulu: les cadres au mur ne sont pas encore là, la toise non plus, le divan d’examen n’a pas de porte rouleau, il n’y a pas de chauffage, l’isolation phonique est à revoir, les rideaux et le divan d’examen sont d’un bordeaux différent,  la télétransmission ne marche pas (petit détail fâcheux) et j’en passe … mais je suis contente quand même! Il y’a plein de petits détails qui sont prêts, c’est tout beau, tout neuf, il ne manque plus que les patients pour y mettre de la vie.

Alors, advienne que pourra, demain c’est le début d’une nouvelle aventure!

 

The new cab’s to do list: prévenir les patients

Une étape compliquée …que j avais reportée au retour de vacances.

Retour de vacances un peu difficile (comme tous les retours de vacances forcément),j avais reporté beaucoup de choses au retour .

J ai surtout eu une poussée de « qu’est ce que j ai fait !? Pourquoi je reste pas dans mon cabinet que j aime et dans lequel je suis trop bien!! Est ce que je peux annuler? »

Mais trop tard,les dés sont jetés , plus le choix… Au bout de quelques jours,je me suis reconvaincue que c était la bonne décision et j’ai presque retrouvé de l’enthousiasme.

Donc est venue l’étape « Prévenir les patients »

J avais déjà commencé avant les vacances mais en trichant: en l’annonçant à des patients que je savais qu’ils me suivraient sans problème, soit parce que de toute façon ils viennent me voir de loin ou soit pour lesquels je savais qu’ils me suivraient n’importe où.

Depuis la semaine dernière, j’ai mis une affiche sur la porte et je le dis à beaucoup de monde. Je distribue des petits plans avec ma future adresse.

Bon, relativisons, je pars à 5 min en voiture, 15 min à pied de là où je suis. Je n’ose même pas imaginer à quel point cela doit être difficile de dire que l’on part …tout court. ( pensées pour une amie qui est en train de vivre ça) . J’en viens presque à comprendre (presque hein) les médecins qui partent sans prévenir personne.

Donc pour moi c’est assez facile. Je le fais en deux temps, j’assène un  « je change de cabinet », là je vois l’effroi et même plusieurs fois des larmes dans les yeux en face de moi , alors je lance un « mais je vais à cinq minutes d’ici « . Oui, bon c’est pas moi qui ai inventé la technique de la bonne et de la mauvaise nouvelle mais le soulagement leur fait oublier les inconvénients du type prendre le bus ou le fait qu’il n’y aura pas de place de parking .

Mais parfois j’ai le droit à des yeux noirs pendant toute la consultation. Parce que je ne suis pas la seule je crois à ne pas aimer le changement. Et faut avouer que pour les personnes qui habitent juste à côté, c’est bien embêtant. J’essaie de les faire relativiser en leur disant que j’aurai pu partir à Toulouse (oui j’aurai vraiment pu, la #TeamDuSudOuest est tellement accueillante ) mais bon.

Et puis il y a le côté narcissique , dans les deux sens : « donc oui je change de cabinet, vous pouvez me suivre là-bas ou rester ici » (pour les patients qui ont l’habitude de voir tous les médecins du cabinet ) et là les rares « ah ben je vais rester là, même si c’est une petite dame qui a du mal à marcher, ça fait un petit truc. Je dis les rares fois car  pour l’instant évidemment, je continue à l’annoncer plus ou moins inconsciemment de manière préférentielle aux patients que je sais qu’ils vont me suivre , à ceux qui ne voient que moi. Et là, ça fait du bien, ils ne se posent même pas la question, me disent qu’ils me suivraient n’importe où (même à Toulouse),

Et puis y a ceux à qui je ne le dis pas,parce que j’ose pas. Y’a Mr B. , un monsieur de 80 ans, dont le médecin est parti à la retraite il y a 2 ans. A chaque fois , oui à chaque fois qu’il vient, il me dit « jusqu’au bout docteur, vous êtes mon docteur, jusqu’au bout, j’habite juste en façe  » voilà…en plus il passe tout le temps au cabinet pour un oui ou pour un non , parce qu’il se sent seul et du coup il trouve des excuses (comme m’amener des fleurs) .

De plus en plus, il va falloir admettre qu’il y a beaucoup de gens que je ne verrai plus,les personnes un peu âgées qui ne pourront pas venir là bas,  les familles qui vivent juste à côté et qui viennent au cabinet voir le médecin qui est disponible, les migrants qui souvent viennent à la consultation sans RDV, les patients qui ne sont pas vraiment les miens mais que je suis de manière occasionnelle depuis près de 10 ans, les patients de mes collègues que j’aime bien, que je vois en leur absence …mais bon c’est la vie. Et puis aussi , il faut l’avouer y’en a certains qui ne me manqueront pas …ça me console.

En gros, l’idée, c’est qui m’aime me suive

mais j’espère que ceux que j’aime me suivront!

Et puis, maintenant que c’est dit: plus de retour en arrière possible…

The new cab’s to do list: le logiciel

Cela fait 10 ans que je travaille avec Hello doc , c’est le seul que je connais et je l’aime bien. Et surtout je suis réticente au changement. Je le connais par coeur, je suis habituée à son confort d’utilisation, par exemple faire les arrêts de travail en ligne directement dedans. En plus j’ai le secrétariat téléphonique qui va avec .

Mais je me suis résolue à en changer quand même (ça me fend le coeur).

Parce que j’ai réfléchis longuement à la question, j’ai lu plein de discussions sur twitter ou sur des forums, j’ai demandé autour de moi et j’ai réfléchis par rapport à mes besoins et j’ai conclu que j’allais prendre WEDA.

Parce que premièrement je pense qu’il me faut un logiciel en ligne. Déjà parce que c’est hyper pratique. Et ensuite parce que pour l’instant je suis toute seule et que par la suite d’autres vont arriver et je n’ai pas envie de me prendre la tête avec une installation en réseau et la maintenance qui va avec. Là, ceux qui voudront n’auront qu’à tout simplement se rajouter.

La sage femme déjà présente utilise WEDA

Ensuite,il y a 3 ou 4 logiciels en ligne et c’est celui qui a l’air d’être le plus apprécié. Il y a des interfaces pour les sages femmes, les paramédicaux. Cela laisse plein de possibilités dans une configuration qui est pour l’instant très incertaine dans mon cas.

Et puis il est interfacé avec doctolib, non pas que j’apprécie doctolib , mais l’échographiste qui est déjà là l’utilise et c’est avec ça que travaille actuellement la secrétaire, donc…

Le choix me parait donc évident. J’ai été voir grâce à une amie qui bosse avec, c’est pas hello doc et j’aime pas le changement mais faut quand même avouer que c’est top .

Les gros inconvénients sont pour moi , le fait que l’on peut pas faire les arrêts en ligne dedans et qu’il faut aller sur espace pro , mais ils m’ont dit que cela allait venir dans les moins qui viennent (et oui moi je les crois , je suis naive) , le fait que cela fonctionne avec le vidal , et moi j’aime pas le vidal (j’utilise la BCB) et le prix. C’est 120 euros par mois ,et j’attend le devis mais j’ai lu sur le forum que le coût de départ était de l’ordre de 1200 euros.

Du coup je suis avide des avis sur WEDA.

Et quelqu’un a-t-il une expérience du secrétariat en ligne qui travaille avec WEDA?

Et je me demande aussi quel est le prix de départ des autres logiciels?

En ce qui concerne le matériel informatique. Je me suis posée la question d’un ordinateur portable pour prendre moins de place qu’une grosse unité centrale, et j’ai découvert qu’en 2017, il y avait des minuscules ordinateurs de quelques centimètres. Je pense donc que j’ vais prendre ça. Mon but étant de prendre le moins cher possible, si quelqu’un a des suggestions?  Il me faut une imprimante aussi . A tonner je pense. Pareil des suggestions? Faut que je me penche là dessus. Par contre j’ai déjà le scanner (scan scap). Et peut-être une web cam? j’ai vu qu on peut mettre directement des images dans WEDA à partir d’une web cam: y’en a qui font ça?

Voilà pour la partie informatique qui n’est pas du tout mon fort et que j’espère réduire au plus simple.

The new cab’s to do list: les aides à l’installation

Vénale comme je suis, la première chose que j’ai faite, c’est de rechercher les aides à l’installation évidemment.

Non en fait c’est pas vrai,j’ai essayé d’être vénale mais j’ai pas réussi.

Mon cabinet est situé à quelques mètres d’une Zone Franche Urbaine. (Les zones franches urbaines ce sont des zones qui n’ont rien à voir avec la démographie médicale. Ce sont des zones économiques qui confèrent de nombreux avantages notamment des exonérations d’impôts.) Cela fait 7 ans que je me dis tant pis, je suis bien où je suis et payer des impôts quand on gagne des sous, c’est bien . Mais bon,quand j’ai projeté de changer de cabinet, je me suis dit que tant qu’à faire, j’allais aller en zone franche. Et il se trouve que mon futur cabinet se trouve à quelques mètres de la zone franche …de l’autre côté.

Adieu veau, vache, cochon, couvée…

Je croise les doigts super fort pour que la nouvelle répartition des zones déficitaires médicales qui doit avoir lieu d’une minute à l’autre (était prévue pour juin…) fasse passer la ville de zone intermédiaire à zone déficitaire car ça, ça serait vraiment cool! Avec tous les départs à la retraite et l’état de la démographie médicale, je pense que y a peut-être moyen.

En tout cas pour l’instant aucune aide! en dehors des aides dans les cadres des MSP (NMR etc…). Soit on est en zone déficitaire et là c’est top, sinon à priori ,non. Je me plains pas, c’est juste un fait.

On peut retrouver toutes ses aides sur de nombreux sites, par exemple ici 

Pour les subventions dans le cadre d’une MSP, voici ce que j’ai compris (peut-être y’a -t-il des erreurs)

Pour faire une MSP, il faut au minimum 2 médecins et un paramédical
et plusieurs conditions:
>un aspect pluridisciplinaire et faire 6 réunions par an avec un compte rendu
->un logiciel commun mais pour les professionnels qui ne le souhaitent pas, il faut juste un accès minimum et chacun peut avoir son propre logiciel par ailleurs
->la continuité des soins: en fait ça s’est assoupli.
Pour les MG, pas d obligation de faire des gardes si il y a un système de garde sur le secteur
il faut en theorie un professionnel (ç peut être IDE ou autre ) minimum présent entre 8h et 20h mais en fait c’est pas obligé (sinon ça fait moins de points c’est tout)
-> faire une SISA
les financements sont de 2 types :
-financements à l’amorçage :pour des investissemrnts sur du mobilier commun:ex équipement informatique, ECG, appareil d’échographie mutualisé par plusieurs professionnels
-financements récurrents
Il y a plein de critères et chaque critère donne des points
1 point = 7 euros par an
pour ex:la continuité des soins =700 points
en moyenne cela peut faire une somme de 20 à 50 000 euros /an (?)
que l’on peut au choix utiliser pour les charges courantes (ex pour payer une secrétaire )
ou dans le cadre d’un projet commun , pour des actions non rémunérérées: ex :rémunérer les temps de staff, ou pour payer l’intervention d’une psychologue/diet/osteo pour certains patients

Voilà pour les histoires de sous.

En revanche, il faut saluer une aide humaine qui est mise à disposition: c’est le référent installation. J’ai vu ça sur le site « Portail d’aide aux professionnels de santé »

J’ai rempli un formulaire sur le site pour être contacté par mon « référent installation ». Je pensais me rendre à une permanence mais n’ayant pas pu m’y rendre, j’ai eu un entretien téléphonique avec lui d’environ une heure. Il a répondu à toutes les questions que je me posais (aides à l installation/statuts SCM-SISA/informations sur MSP-conditions et aides/contrats/loyers etc ) et cela a rendu les choses beaucoup plus claires dans ma tête. Je garde ses coordonnées. Pour le coup, je trouve ça vraiment chouette.

Dans les aides, il y a également de nombreux sites et documents (guides à l’installation) faits par diverses instances notamment les syndicats. La liste n’est pas exhaustive, je suis preneuse d’infos.

Guide de l’Installation – SNJMG

Guide de l’installation MG France

Guide de l’installation en libérale – ReAGJIR

Guide d’installation – Guide de l’installation libérale

Le processus d’installation en libéral | ameli.fr

The new cab’s to do list: les médecins

Première étape de la to do list pour le nouveau cabinet: les médecins qui en feront partis

Oui c’est la base…pourtant ça commence mal car pour l’instant y’en a pas trop

(comment ça il est foireux mon plan)

Donc je pars toute seule.

Avec mes deux anciennes internes/remplaçantes d’amour en soutien moral.

Au début j’ai un peu angoissée, j’ai eu une phase où j’accostais tout le monde dans la rue pour leur demander s’ils étaient médecins et voulaient s’installer avec moi , mais ça m’est passé (pas très productif) et puis bon,on verra bien .

Je m’installe dans le projet mené par une super échographiste (gynéco/obst) qui a l’air vraiment super, pour l’instant il y a une sage femme et une ostéo. Il y aura des infirmières et très hypothétiquement un pédiatre que je connais et que j’aime bien mais c’est pas sûr du tout. Et plein de bureaux de libres! Tout est tellement attractif que je suis sûre que bientôt les gens se battront pour venir et en attendant l’avantage d’être la première c’est que je peux choisir mon bureau.

Et puis j’ai rencontré une  jeune médecin qui a l’air super et qui va très probablement venir, ça a l’air d’être en bonne voie. Peut être même deux. Mais pas tout de suite.

Le critère principal d’accueil de ma future collègue, c’est « des gens sympa » ! C’est pour ça que j’ai passé le casting, on peut dire ce qu’on veut mais jsuis sympa comme fille. Et moi, ça me va comme critère!

Je suis préparée psychologiquement à ce que cela ne soit pas un cabinet de bisounours comme dans mes rêves (je suis réaliste-une adulte j’ai dit que j’étais-ça n’est jamais sans heurts les cabinets de groupe) mais je ne peux m’empêcher d’en rêver secrètement.

Mais je me suis fait à l’idée de commencer toute seule et de me laisser porter par les évènements. Sans me faire trop d’illusions.

Par la suite, si les choses vont dans ce sens, on pourra faire avec ceux qui sont intéressés et qui ont la même vision, une MSP, un travail en groupe, avec des réunions etc (comme dans mes rêves de bisounours) ou pas…

J’ai des remplaçantes pour toutes les vacances scolaires de l’année prochaine et pour les jours fixes où je ne bosse pas. J’ai même trop de remplaçantes que j’aime d’amour et pas assez de vacances du coup.

J’ai un peu stressé pour trouver une remplaçante pour les jours fixes et un des mes anciennes internes m’a justement laissé un message à ce moment là « je prend une dispo, t’as pas besoin d’une remplaçante fixe en novembre par hasard » Des fois le destin va bien. Et puis après elle, j’ai une interne brillante repérée à la fac qui va prendre le relais. (Ai-je déjà dit que c’était bien d’être maitre de stage »?)

Donc voilà pour les médecins. J’ai arrêté de m’angoisser.

Mais bon si y a quelqu’un qui est intéressé hein…

(dans le merveilleux 93, 25 min de Paris,près de la gare,y’a des gens sympas qui mangent des glaces)

The big to do list

Alors du coup pour ceux qui suivent, je suis en train de faire THE to do liste de la mort qui tue

Pour ceux qui n’ont pas suivi: je change de cabinet et je dois faire plein de choses j’imagine, donc j’essaie de réfléchir à quoi!

Donc je me suis dit que de faire une to do liste participative pourrait être intéressante, pour profiter de l’expérience de tout le monde et pour que tout le monde puisse en profiter. Il y a déjà des choses qui ont été faites et écrites mais je n’ai pas trouvé d’infos exhaustives.

Donc il y a plusieurs catégories, pour lesquelles je vais faire des billets de blog à fur et à mesure ( je vais être limite saoulante après tant de silence, je me rassure en me disant que personne n’est obligée de me lire). Je modifie cette liste au fur et à mesure des remarques et idées.

  •  LES MEDECINS et autres membres du cabinet/leurs relations
  •  L ORGANISATION DE L EMPLOI DU TEMPS
  •   LES NORMES DES LOCAUX
  •   L’AMENAGEMENT DU BUREAU
  •   LA SALLE D ATTENTE
  •   LE MATERIEL MEDICAL
  •   LES SECRETAIRES
  •   LE LOGICIEL et le matériel informatique
  •   LES STATUTS
  •   LES AIDES A L’ INSTALLATION
  •   LES DEMARCHES ADMINISTRATIVES :CPAM etc
  •   LE FINANCEMENT
  •   LES ORDONNANCES
  •   LA GESTION DES DECHETS
  •   LA REORIENTATION DES PATIENTS et l’annonce du départ
  •   LA PLAQUE
  •   DIVERS: le suivi du courrier,l inscription sur les pages jaunes ou autre  ET TOUT CE QUE J’AURAI OUBLIE
  • LA MACHINE A CAFE ME DIT ON!!

Ca fait déjà beaucoup de choses (« Etre un adulte,c’est dur ») : qu’est ce que j’ai oublié??

 

Wind of change

Je suis réticente au changement. J’aime les choses comme elles sont, je n’aime pas les séparations, les étapes de la vie qui se terminent. Je peste devant une mise à jour d’un logiciel ou autre parce que j’aime pas quand ça change !!

J’admire les gens qui changent de vie, qui prennent des risques, des gens comme mon frère qui enfant changeait les meubles de sa chambre de place tout le temps pendant que moi je faisais la grasse mat et qui l’année dernière a tout plaqué pour faire le tour du monde en famille. Moi c’est tout le contraire, est ce parce que j’ai peur? parce que je n’ai même pas l’idée que les choses pourraient changer? ou est ce que c’est parce que je suis très bien comme je suis? Tout ça à la fois probablement.

Quoi qu’il en soit, je me pose et je ne bouge plus. Récemment pour la première fois, j’ai imaginé l’hypothèse de déménager en Province. C’est complètement fou. En tout cas, trop fou pour moi, j’ai refermé cette idée très vite.

Et pourtant, un grand changement m’attend (à mon niveau, tout changement est un grand changement): au niveau professionnel.

Je suis installée comme collaboratrice depuis 7ans maintenant, dans un cabinet où je travaille depuis presque 10 ans. J’en suis au stade où je vois des ados que j’ai vu à la maternelle. Et comme je l’écrivais ici : jusqu’ici tout allait bien !!

Cinq ans après avoir écrit cela, c’est toujours valable: j’adore toujours mon travail et mes conditions de travail. Encore plus même depuis que j’ai des internes: cela me plait tellement, les liens créés, la relation qui évolue, d’interne à remplaçante, à futur associée un jour qui sait? Bref je digresse sur comment je suis bien pour ne pas parler du fait que cela va changer probablement. Donc, en dépit du fait que j’étais parfaitement bien dans mon bureau à la déco petit prince, avec mes patients trop gentils et un confort extrême (j’occulte un peu les soucis existants et la patientèle qui déborde), j’ai pris la décision de changer de cabinet.

Pour plusieurs raisons, notamment le départ à la retraite proche de ma collègue et le fait qu’il faut un jour devenir un adulte. Je suis d’ailleurs fière de cette décision sage. Sitôt cette décision prise et annoncée, j’ai remis cette idée dans un coin de ma tête (coin appelé déni) et je me suis dit que j’étais large pour y penser. J’ai fait quelques projets vagues, où je m’imaginais accompagnée de mes anciennes internes/remplaçantes mais je me disais « mince y a pas d’adultes » avant de comprendre : en fait l’adulte c’est moi …

Et puis par hasard, j’ai rencontré une confrère spécialiste qui s’est installée dans un nouveau cabinet tout beau, tout neuf qu’elle rénove depuis un an. Un peu le truc improbable qui te tombe dessus, tout parfait « avec un frigo pour manger des glaces dans le jardin dans lequel on mettra des balançoires pour les enfants ». A 5 minutes en voiture de l’ancien cabinet hein, faudrait pas non plus être trop aventureuse (et surtout pas perdre mes patients-cela dit si j’en perd quelques uns en route …).

J’ai eu  comme un coup de foudre avec le coeur qui battait et tout et j’ai précipité mon départ. C’était trop beau pour être vrai. Et puis comme dans un coup de foudre, ensuite il y’a le moment où la réalité apparait telle qu’elle est, un peu moins idyllique. Par exemple, avoir des jolis bureaux c’est bien, mais avoir des médecins à mettre dedans ça serait bien aussi….

Quoi qu’il en soit, les dés sont jetés. Les patients commencent à se le dire entre eux: le 1er novembre,je change de cabinet…

Moi qui suis réticente au changement…

Et puis ça tombe bien, mon mari change de travail aussi , soyons fous.

Sans parler du changement d’internes.

Du coup, j’ai plein de choses à penser/prévoir . Etre un adulte c’est dur, dit Bénabar.

Et pour me sentir moins seule, je crois que ce blog va reprendre du service. Parce que j’ai plein de questions… Et je me suis aperçue qu’il n’y a pas tant de sources d’informations que ça .

Mais ce qui est chouette c’est que contre toute attente, l’enthousiasme est pour l’instant supérieur à l’angoisse !!

Donc TO BE CONTINUED

 

 

Le travail c’est la santé Le retour

Je vais faire comme si je n’avais pas remarqué que mon dernier article date d’il y a un an, que ce blog est moribond et n’a plus trop de raisons d’être,et je vais donc faire comme si de rien n’était (juste un petite pensée reconnaissante pour Jérôme,le seul à qui j’ai l’air de manquer )

Aujourd’hui, c’est à nouveau la fête des travailleurs.

Le travail notamment la santé au travail est toujours un sujet qui me tient beaucoup à coeur.

Il y a 3 ans j’écrivais  ça et ça (la paperasse pour les nuls).

Quand je regarde en arrière , il y a énormément de choses qui ont changées dans ma pratique. En revanche, sur ce sujet j’ai peu évolué, j’ai juste enrichi mon expérience.

J’ai toujours les mêmes constats:  Le travail est omniprésent dans nos consultations de médecine générale. C’est toujours un domaine pour lequel nous manquons de ressources (du fait du manque de formations d’une part, et du fait du manque de solutions magiques d’autres part).

Il y a 2 jours, à nouveau beaucoup de consultations liées au travail (en même temps, le dernier jour du mois, je vois tous les patients que j’ai tous – c’est un peu bête -arrêtés jusqu’à la fin du mois ….)

J’ai vu Mme D. qui est en burn-out. J’insiste sur le fait qu’il est trop tôt pour reprendre. La première fois que je l’ai vu et arrêté il y a plusieurs mois, je l’avais vu transformée en 15 jours. Elle était venu adressée par sa soeur car son médecin refusait de l’arrêter. Il lui avait fait un arrêt de 3 jours en lui disant d’un ton ferme « mais après il faudra reprendre » .Elle s’était reposée, avait réfléchi aux problématiques de son travail et constaté qu’il lui fallait faire des changements. Elle avait fait les démarches pour faire un bilan de compétence et entamer une procédure de VAE:valorisation des acquis de l’expérience. J’avais été très impressionnée de constater un tel bénéfice de l’arrêt de travail. Pour moi, l’arrêt est vraiment thérapeutique dans des situations de burn-out et pour les patients c’est une démarche tellement difficile qu’il faut je pense leur proposer sans réserve, voire insister. Puis Mme D. a repris son travail avec son rythme effréné et à nouveau s’est retrouvée épuisée. Mais cette fois ci je constate qu’après un mois d’arrêt,elle ne va guère mieux et je pense déceler un syndrôme dépressif sous jacent. Je reconduis l’arrêt, lui conseille de reprendre RDV avec le médecin du travail, lui propose de voir un psychologue et l’encourage à reprendre ses démarches en vue d’un changement de travail, et surtout de prendre du temps pour elle et de se détendre.

Mme G. après un long arrêt suite à une fracture de hanche en courant après le bus n’est toujours pas apte à reprendre le travail. Cela dit cette patiente de 55 ans, qui aimait son travail de médiatrice dans une association et faisait énormément d’heures a dû mal à se projeter dans une reprise. La consultation tourne surtout autour de l’actualité, elle répond d’ailleurs « comme la conjoncture actuelle » quand je lui demande comment elle va. Je reconduis son arrêt d’un mois, comme beaucoup de patients…le 30 mai sera encore une journée bien chargée 🙂

Mr M. un jeune patient ne peut plus faire son travail de manutentionnaire suite à une rupture de ligament du poignet lors d’un accident de travail . Après des mois d’arrêt, les choses bougent un peu finalement. Après longue discussion, je l’ai adressé en visite de pré-reprise à son médecin du travail pour envisager un licenciement pour inaptitude. Ce n’est pas une décision prise à la légère par le médecin du travail et par le patient mais il est jeune et a d’autres projets professionnels, cela va lui permettre d’avancer.

Mme V. est fonctionnaire . A 45 ans elle m’a révélé l’année dernière des violences très graves dans sa jeunesse. Depuis elle se reconstruit en luttant de mille façon et est extrêmement courageuse. Des lombalgies et une anxiété réactionnelle ne lui permettent plus de faire son travail de cantinière pour le moment, toute son énergie je pense étant absorbée par sa reconstruction. Après un refus de congé longue maladie pour lombalgies, un congé longue maladie pour dépression vient d’être refusé. Je lui dis de ne pas prendre personnellement cette décision administrative. Mais c’est une difficulté en plus à affronter alors qu’un soutien de son travail l’aurait beaucoup aidé.

Arrêt pathologique pour une patiente en fin de grossesse qui a été jusqu’au bout mais commence à fatiguer. La grossesse n’est pas une maladie oui je sais . Tout va bien par ailleurs. Discussion joyeuse.

Discussion plus compliquée pour une patiente qui vient à la fin de son congé maternité pour son arrêt de « suites de couches pathologiques de 1 mois  » …Qui n’existe pas. Après m’être légèrement braquée devant cette patiente qui comptait sur cet arrêt et qui n’a pas de mode de garde, je me sens égoïstement soulagée de trouver en creusant un peu des vrais motifs d’arrêt de travail me permettant de faire un arrêt de travail justifé.

Mme M. est une patiente avec un fort caractère. Son côté joyeux et dynamique cache je pense toutes les souffrances que la vie lui a fait enduré. Aide soignante aux urgences, une énième agression a mis son épaule et son moral à l’épreuve. Le manque de soutien de sa hiérarchie et de ses collègues surtout l’ont mis KO. C’est souvent ça qui fait le plus de mal à ceux qui s’investissent à fond dans leur travail:le constat de l’absence de reconnaissance et de soutien des employeurs et des collègues dès que l’on est plus opérationnel.Le suivi psychologique lui a fait du bien mais dès que ça va mieux, elle reprend toutes ses habitudes, récupère ses mécanismes de défense et donc sa bonne humeur.

Mme K. a une arthrose très évoluée des genoux. Elle ne parvient plus à assurer son emploi de femme de ménage. Le médecin conseil de la sécu a jugé qu’elle pouvait reprendre le travail . Mme K. qui marche avec une canne pense que non. Moi je pense que si Mme K. qui a 50 ans, a élevé 8 enfants ,que je connais mal mais qui me semble être une femme courageuse, juge que en dépit de sa situation financière très précaire elle ne peut pas reprendre le travail,c’est qu’elle ne peut pas. Je fais donc une lettre au médecin du travail qui va la voir en visite de reprise en lui exposant la situation. Celui -ci juge Mme K. inapte à son poste et en l’absence de reclassement possible,Mme K va donc être licenciée pour inaptitude. Je suggère donc à Mme K. de demander à revoir le médecin conseil et fais une lettre à celui-ci pour demander d’envisager une mise en invalidité. Parallèlement, je demande à Mme K. d’aller chercher un dossier MDPH pour faire une demande de RQTH qui lui permettra peut-être d’accéder à des formations (il aurait fallu cependant remplir ce dossier il y a un an vu les délais de traitement).

Je vois Mr C. qui n’est pas mon patient mais qui avait vu mon interne pour un accident de travail avec rupture tendineuse de l’épaule et était en souffrance psychologique au travail. Il tenait à faire une déclaration de maladie professionnelle. Ses deux épaules sont abîmées. Je lui avais expliqué les avantages et inconvénients. Il me semblait que ce n’était pas bénéfique dans son cas. Je le revois pour reprise du travail. La déclaration de maladie professionnelle a été faite. Il en est content. La reconnaissance psychologique est très importante pour le patient. Et il faut en tenir compte.

Par rapport à mon billet d’il y a 3 ans, je constate que justement j’ai revu Mme P. qui était en grande souffrance au travail (dans une grande surface ).Une grossesse et un congé parental lui ont permis de réfléchir. Elle en train de faire grâce au FONGECIF une formation de secrétaire médicale et est ravie.

Et je me dis que tien,cela n’est pas bon signe, cela fait quelques semaines que je n’ai pas revu Mr B. qui reste toujours un patient qui m’est cher et qui a un problème d’addiction au travail. On essaie de travailler là dessus et sur plein d’autres choses mais le travail est long, et je ne pense pas que je sois capable de l’aider assez à moi toute seule, mais bon comme c’est moi qu’il vient voir…Une victoire, il n’a été travaillé qu’une seule journée lors du dernier arrêt de travail que je lui ai fait accepter .

Et Mr C. n’a toujours pas ses papiers et la vie est toujours aussi difficile pour lui.Il fait toujours des petits boulots au noir de temps en temps pour lesquels il est exploité.

Mme O. prend toujours le RER de 4h30 tous les matins …

Je constate donc que les problèmes sont toujours les mêmes et ne vont pas en s’arrangeant.

Ce que je constate, c’est qu’une prise en charge médicale adaptée, cela change tout pour les patients.

La première chose importante, c’est de consulter!!! Quand ça ne va pas et pourtant peu de patients y pensent.

Pour une rhino, ça oui ils y pensent. Et du coup il leur semble légitime de demander un arrêt de travail puisqu’ils ont un problème médical. Et que ça tombe bien puisque par ailleurs,ils n’en peuvent plus. Mais du coup ça donne des médecins (eux mêmes souvent épuisés voire burn-outés) qui ne comprennent pas cette demande. Le risque étant pour le médecin d’augmenter son risque de burn-out et pour le patient de se dire que la prochaine fois, même pour une rhino il ne consultera pas (chouette) mais du coup encore moins pour une souffrance au travail qu’il a lui même parfois du mal à identifier .

Du coup, il faudrait un slogan du style « les antibiotiques c’est pas automatique, mais si vous êtes au fond du trou, votre médecin généraliste est là pour vous » (bon OK jsuis nulle en slogan)

Ensuite, il faut l’avouer, il faut que la consultation soit bénéfique , avec un médecin bienveillant et compétent. Et la compétence il faut avouer que l’on ne nous l’apprend pas trop.

Je voulais donc vous faire partager (c’était le but initial de ce billet mais je me suis laissée emporter à bavarder)

-ce blog en BD et sa série « Le lundi c’est ravioli » sur ce sujet des consultations liées au travail en MG .

-Et également ce site fantastique et très riche en infos à l’intention des médecins généralistes fait par une interne en médecine du travail Patient travailleur.

De nombreuses informations pratiques, des algorithmes décisionnels etc

Avec une rubrique sur une question qu on se pose souvent :Faut-il déclarer une Maladie Professionnelle?

Voilà, à une semaine des élections, alors qu’on parle si peu d’eux finalement, j’avais envie de penser un peu aux travailleurs…

Et bien sûr, je sais qu’aujourd’hui c’est une journée qui va bien au delà que la fête du travail.

Je n’ai pas précisé que Mme D. est originaire d’Haiti, Mme M. de la Guadeloupe, Mme O. des Commores, Mr M. D’Algérie , Mme V du Maroc, Mme K. du Cameroun, Mr B. de Tunisie etc parce que pour moi, ce sont seulement Mme M. ou Mr B. ,ce sont mes patients, des travailleurs. Certains sont français, d’autres non, cela n’a aucune importance en ce qui me concerne.

Leur diversité m’enrichit, m’apporte énormément, elle rend mon travail plus beau, et elle fait de moi, je pense, une plus belle personne.