3 ans 8 mois …ou pas

Donc à peu près personne (bon en vrai 5 personnes) ont remarqué que je n’avais pas, pour la première fois en près de 4 ans, écrit de billet du 17.

Je n’avais vraiment rien à dire, alors je n’ai rien dit …

J’ai plusieurs idées de billets mais le temps manque, surtout en cette période de « fièvre de la compta » et j’ai plein d’espoir cette année que E=F

Le 18, j’ai reçu un mail de Dr Who, le parrain de ma fille (célèbre auteur de ‘une histoire de la médecine »

je vous le met ici

n’ayez pas peur ça finit bien

Bonsoir Docteurmilie.
J’espère que tu vas bien .
Je me permets de t’envoyer ce message car j’ai été le témoin d’une scène un peu traumatisante ce soir dans le métro.
Je sortais du spectacle de François Rollin, et alors que je prenais le métro , j’ai été attiré par un attroupement et des cris venant du quai de la ligne 2 que je prenais justement pour rentrer. Je suis tombé sur une scène d’horreur comme je n’en avais jamais vue :
Tout d’abord, j’ai croisé des personnes qui se précipitaient dans le couloir d’accès par lequel je venais justement d’arriver sur le quai. L’une de ces personnes étaient une femme en pleurs, tenant serré contre elle son jeune garçon qui ne semblait pas avoir plus de 2 ans.
 Le quai d’en face était entièrement masqué par un métro en station, et j’ai vu que la plupart des passagers qui occupaient les rames étaient collés aux vitres, le portable à l’oreille et  le regard tourné vers le quai sur lequel je me trouvais (plus précisément, vers un petit attroupement à l’autre bout du quai..). De l’attroupement en question s’échappait des cris de colère qui résonnaient dans toute la station. 
C’était franchement flippant.
Je m’approche donc, un peu inquiet, et voici ce que j’ai vu :
Un homme était à terre, une flaque de sang sous son corps ; ses yeux étaient révulsés, mais les quelques râles que l’on entendait montraient bien qu’il était toujours conscient . Son visage était pâle et il semblait souffrir le martyre. Il semblait avoir à peu près une trentaine d’années, mais ses traits tirés (par la douleur?) rendaient difficile une estimation précise…Près de lui, un IPhone en morceaux (j’ai su par la suite qu’il appartenait au type à terre et que le « fou » s’en était emparé et l’avait piétiné avec rage avant de s’attaquer à lui…)
 Près de l’homme à terre, 2  autres personnes essayaient de le protéger de la furie (le mot n’est pas trop fort, au vu de la scène…) qui semblait s’être emparé d’un autre mec présent sur la quai et qui criait : « Putain, laissez-le moi, je vais me le faire, je vais me le faire!! » ». Tout en hurlant ces mots, il se débattait pour tenter de se dégager de la prise d’un passager assez costaud qui le ceinturait à grand peine…
J’ai demandé à une femme qui se trouvait là  ce qui s’était passé.   Elle n’avait pas vu le début de l’empoignade, mais m’a désignée une autre personne juste un peu plus loin ayant également un portable à l’oreille. Il semblait que cette personne avait tout vu, et était en train de contacter la police. Elle était également en larmes, limite hystérique, et semblait avoir du mal à parler alors qu’elle était en train d’indiquer la station et la ligne de l’incident. D’ailleurs, alors que je la regardais, un autre passager lui a demandé de lui confier le portable afin de donner les indications lui-même, et elle est allée s’assoir loin de l’homme à terre,  inspirant et expirant en saccades rapides.
Une dizaine d’agents RATP sont arrivés en courant, avec des agents de sureté RATP. Ils ont vidés le quai de toutes les personnes présentes en leur demandant de reculer dans le couloir,  puis en se postant devant pour en interdire l’accès et en demandant à la foule de laisser un passage pour la venue des secours. La passagère  qui semblait avoir tout vu était pris en charge par des agents, qui tentaient de la calmer.
C’était affreux, particulièrement les gens qui essayaient de tendre le cou pour voir quelque chose, comme si c’était un spectacle . Heureusement, personne n’a osé filmer la scène…
Les pompiers arrivèrent. Le trafic a été interrompu, et la station évacuée .
J’étais secoué, comme tu l’imagines. Je n’avais qu’une seule envie, c’était de me tirer, mais après avoir vu le passager en sang au sol, j’avais quand même envie de savoir ce qui s’était passé.
Je suis resté une bonne trentaine  de minutes dehors. Entre temps, la Police était arrivée et avait fait reculer les gens de la bouche de métro sur une bonne dizaine de mètres.
Finalement, j’ai fini par en apprendre un peu plus, la femme en état de choc qui téléphonait à la Police n’ayant pas été en fait la seule témoin du drame.
En fait, il semblerait que le passager blessé et le « fou » se connaissaient. D’après d’autres témoins qui se trouvaient près d’eux et à portée d’oreille, ils discutaient d’ailleurs avant l’incident. Le mec à terre et son agresseur étaient en train de consulter un site sur l’Iphone de l’un d’entre eux (celui du passager blessé, donc…), et le « fou » disait à l’autre :
— « On est le 19 et toujours rien, c’est pas normal, non? »
Ce à quoi l’autre a  répondu :
—« Non, c’est bizarre. Peut-être qu’elle en a marre et qu’elle ne veut plus rien écrire? »
Et c’est à ce moment que le « fou » se serait emparé avec colère de l’Iphone de l’autre, l’aurait jeté par terre et piétiné encore et encore en hurlant :
—« Non, jamais elle ne ferait cela, t’as pas le droit de dire ça! »
Pour ensuite se jeter sur l’autre et se défouler dessus avec rage.D’après les témoins,  il s’est mis à frapper le mec au visage, pour finalement lui arracher à mains nues son anus artificiel en criant :
« Connard! Docteurmilie n’a que 2 jours de retard! Elle finira par écrire son billet mensuel, mais t’as pas le droit de dire qu’elle ne veut plus rien écrire! T’as pas le droit! T’as pas le droit! Elle ne nous ferait jamais ça!!! »
Bon, je te présente mes excuses, c’était pour déconner!  Mais comme tu fais de temps en temps remarquer sur ton blog que lorsque tu publies ton billet en retard, personne ne te le fais remarquer… Bien sur, j’aurai pu t’envoyer un simple message du genre « Bon alors, il est ou le billet du mois, nom de Dieu? ». Mais d’abord, je ne suis pas croyant, et ensuite, comme j’aime beaucoup l’humour noir, je n’ai pas pu résister!
Si j’osais, je dirai que je souhaite  avoir été convaincant. Mais heureusement, comme j’ai une morale, je n’écrirai pas cela.
Je me contenterai donc d’un petit :
« Bon alors, il est ou le billet du mois, nom de Dieu »!
Bonne soirée, et bonne nuit!
Dr Who
 PS: Désolée si vous avez été choqué par ce billet, c’est de l’humour noir
Dr Who tient à ce que je dise que c’est quelqu’un de normal .
Mais merci : y en a au moins un qui suit

 


L’absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
www.avast.com

3 ans 6 mois

Bon, pour aujourd’hui, j’ai pas le temps d’écrire, je suis débordée par les gens qui veulent que je les sauve de la grippe et qui me détestent quand je leur dis que je peux rien faire pour eux…

j’ai beau dire à ma salle d’attente pleine à craquer « J’ai pas de chauffage,je ne guéris pas la grippe, ni le rhume, ni la toux mais vous pouvez rester si vous voulez  » ils y croient quand-même…

C’est ptêt pour ça à la réflexion que j’avais un pneu crevé par une vis hier soir en sortant du cabinet …

 

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Deux thèses à partager

J’adore assister à des thèses, c’est comme les mariages.

Plus je grandis, plus mes amis sont mariés et thésés, plus je me dis que ça m’arrivera de moins en moins .

Mais on peut toujours compter sur les amis retardataires et sur les nouveaux amis ou les petits jeunes, internes ou autres dont on fait la rencontre…

L’année à venir va me donner la joie d’assister à la thèse d’amis twittos par exemple .

L’année passée, pour la première fois et à deux reprises, j’ai  même été dans un jury de thèse.

En dehors de ça, j’ai assisté à deux thèses que je voulais partager avec vous.

La première est celle d’une amie.

Elle a mis du temps pour sa thèse, beaucoup de temps , mais celle ci est d’une grande qualité.

Elle porte sur les erreurs médicales ayant abouties à des poursuites judiciaires chez des médecins généralistes et leur vécu .

C’est un sujet qu’on connait mal.

On a beaucoup parlé des erreurs médicales au moment de la publication de Etude esprit .

Sur twitter, on a parlé du site participatif (le site REX ) sur lequel on peut de manière anonyme partager ses expériences d’erreurs médicales .

Cette thèse aborde de manière plus globale le concept d’erreur médicale et celui plus méconnu du point de vue judiciaire. Elle est vraiment très intéressante.

Vous trouverez le texte complet ici: THESE

et un entretien avec elle sur ce sujet sur egora ici (pour ceux qui peuvent se connecter)

J’en profite pour féliciter à nouveau son auteure pour sa putain de thèse qu’elle a fini par terminer brillamment.

(parce que quand-même #CacaLaThèse)

Sur le sujet de l’erreur médicale : deux articles très intéressants  à lire absolument du blog « Chroniques d’un médecin quiquagénaire »

http://30ansplustard.wordpress.com/2014/12/21/gerer-lerreur-en-medecine-une-approche-moyenageuse/

http://30ansplustard.wordpress.com/2014/12/23/comment-diminuer-les-erreurs-en-medecine-generale/

-La deuxième thèse porte sur un sujet qui me tient à coeur : le centre de ressources pour mini-réseaux de proximité.

J’en ai parlé à plusieurs reprises :

Moi aussi j’ai une fée chez moi 

Des coursiers très spéciaux

Ce concept magique, de coordonnateur d’appui, est un concept qui se développe, que j’ai toujours du mal à expliquer.

Marine en a fait le sujet de sa thèse, et elle a réussi à l’expliquer très bien.

J’ai été ravie de faire partie des médecins qu’elle a interrogés et de pouvoir déverser tout mon enthousiasme sur cette association merveilleuse et qui change ma vie au quotidien, et celle de mes patients.

Vous pouvez lire cette thèse ICI  (THESE Marine Monet) pour comprendre ce concept qui doit être développé!!

 

 

Pour ceux qui n’ont pas le courage de cliquer

 Voici la conclusion de la première thèse 

Conclusion

L’épreuve d’un procès pour un médecin généraliste libéral est loin d’être indifférente, pouvant induire des réactions psychologiques successives dignes des 5 étapes du deuil… L’expérience diffère quelque-peu de celle de l’évènement indésirable médical sans suite judiciaire ; Il ne s’agit plus d’un simple conflit avec sa conscience, mais d’une accusation portée par l’ensemble de la société, représentée par les instances judiciaires. Est-ce que cela suffit à expliquer une disparition rapide du sentiment de sa propre responsabilité dans l’incident ? Et un bénéfice pédagogique pour le médecin plus limité que dans le cas d’un EIG ? La question pourrait être à creuser ultérieurement…

Deux moments semblent particulièrement sensibles dans un procès : pendant les premières étapes de la procédure, lorsque le médecin fragilisé, perdu entre des sentiments contradictoires, risque de refouler toute responsabilité en se sentant agressé. Et après le procès, dans le cas des médecins sanctionnés, avec risque d’installation d’une amertume durable, voire de l’abandon de l’exercice libéral.

Le retentissement psychologique peut en tout cas être relativement sévère, et une procédure judiciaire peut parfois suffire à induire un état dépressif caractérisé. Et dans ce cas, la honte diffuse encore attachée au procès poussera encore plus au repli un médecin libéral déjà peu enclin à consulter pour lui-même en général. Un médecin qui se plaindra amèrement de l’absence de confraternité, sans voir qu’il participe lui-même à sa solitude.

Les possibilités d’aides psychologiques connaissent pourtant actuellement un développement très net, dans un contexte de reconnaissance du burn out comme une source de souffrance fréquente dans la vie d’un médecin. Hélas les médecins dans leur majorité ignorent tout de ces louables initiatives. Il faut prévoir de développer la communication autour de ce type d’offre anonyme et gratuite : on peut imaginer l’envoi d’une plaquette par l’assureur dans le cadre d’un procès, le développement de l’information fournie par l’Ordre des Médecins, voire d’une plus grande implication de celui-ci dans l’état de santé de ses affiliés… Et enfin, réfléchir aux potentialités d’internet et des réseaux sociaux dans l’aide aux médecins isolés et fragilisés.

Mais comme on l’a vu, un praticien peut être difficile à aider, surtout dans le cadre d’une procédure judiciaire, et peut aller jusqu’à repousser les offres de soutien que l’on vient lui porter. Il y a sans doute encore beaucoup à faire au niveau du cursus universitaire pour faire accepter aux futurs médecins l’idée de leur propre vulnérabilité et les sensibiliser au bénéfice d’un suivi régulier assuré par un autre médecin, comme n’importe quel patient… Bref, pour sortir le médecin libéral de cette sorte de « cécité professionnelle » quand il s’agit de lui-même, et qui lui est si préjudiciable.

Mais dans le fond, cette anxiété du procès qu’on retrouve dans tous les travaux sur ce sujet, n’est-elle pas démesurée ? Pourquoi une telle difficulté à relativiser cet événement, qui risque de devenir de plus en plus banal ? Ainsi que le reconnaissent avocats, assureurs, et juristes, il s’agit en général plus de soulager le patient victime que de vilipender le médecin… Alors pourquoi les praticiens mis en cause ne peuvent-ils faire autrement que de le prendre si personnellement? Il faut sans doute faire en sorte d’aborder plus souvent les conséquences psychologiques sur le médecin d’un EIG et d’un procès pendant la formation initiale et continue, et non plus seulement leur prévention ;

Car une médecine parfaite est un pur fantasme; Et un médecin mieux préparé aux conséquences de ces propres imperfections sera capable d’en tirer des enseignements sans forcément remettre en question sa valeur et ses compétences. Sans en être la seconde victime.

 

 et le résumé de la deuxième thèse 

Introduction : La prise en charge des inégalités sociales de santé avec le développement des structures innovantes d’organisation des soins primaires, est une problématique actuelle de santé publique.

Objectif : Cette étude s’attache à décrire le Centre de Ressources pour la Coordination des Mini-Réseaux de Proximité (CRC/MRP), en expérimentation dans le département de Seine-Saint- Denis depuis 2008, qui vise à favoriser la prise en charge du patient complexe par le médecin généraliste et ainsi améliorer l’accès aux soins.

Matériel et Méthodes : Nous avons décrit le contexte historique et idéologique à l’origine de la conception de ce réseau, puis nous avons réalisé une étude qualitative auprès de 10 médecins utilisateurs du CRC/MRP. L’enquête s’est composée d’entretiens semi-qualitatifs avec chaque médecin.

Résultats : Les médecins généralistes interrogés expriment leur intérêt pour ce réseau innovant, qui vient apporter son soutien aux patients présentant des difficultés administratives et sociales. Le CRC/MRP est décrit comme un réseau social à la prise en charge élargie, qui vient combler un vide dans le système de santé. Les résultats apportés aux utilisateurs sont positifs, puisque le centre de ressources permet d’assurer la prise en charge globale des patients, tout en préservant un certain confort aux médecins. De plus, lors de cette étude, des modifications de la pratique quotidienne des médecins sont explicitées avec le sentiment d’améliorer leurs conditions de travail, la prise en charge médicale et la relation médecin/patient. Les Coursiers Sanitaires et Sociaux (CSS) piliers du CRC/MRP, sont décrits comme efficaces, disponibles et mobiles, et les médecins pensent qu’une formation sociale leur est nécessaire. La majorité des médecins interrogés semble d’accord pour généraliser le concept, Enfin, les médecins expriment des idées différentes et un sentiment partagé sur les modalités de financement de cette structure.

Conclusion : D’après les médecins utilisateurs, le CRC/MRP est un concept intéressant, ainsi qu’une structure alliant disponibilité et mobilité grâce aux CSS pour réaliser un travail social indispensable.

3 ans 4 mois

Je soussignée Docteurmilie avoir plein d’excuses pour ne pas écrire vraiment de billet aujourd’hui et surtout pour ne pas encore avoir écrit la saison 3 du certifalacon d’or. J’ai bien conscience que la saison des certifs est finie depuis longtemps et que c’est n’importe quoi mais outre le fait de passer mon temps à sauver le monde et autres multiples activités, j’ai surtout un handicap technique car je n’ai plus d’ordinateur. Je suis tellement un boulet que j’ai ignoré tellement longtemps que la mémoire de celui ci était pleine que je n’ai non seulement pas pu sauvegarder mon ébauche d’article mais en plus ne pouvant plus rien ouvrir, j’ai dû le confier aux soins d’un monsieur qui va essayer de le guérir mais ce n’est pas sûr. J’en profite pour faire une digression et dire à la revue prescrire que ce n’est pas non plus ma faute si cette année encore, je ne serai pas lectrice émérite,c’est que une fois encore il semble y avoir eu un problème de cliquage de bouton et un questionnaire n’aurait pas été validé, un problème technique indépendemment de ma volonté. Mais je ne perd pas espoir pour l’année prochaine. Quant à l’article du 17, j’ai du l’écourter pour une urgence culinaire, ma fille m’annonçant ce soir qu’il y avait un gouter de noel demain, nous avons donc choisi de faire ce gateau, ce qui me donne une excuse du tonnerre. Le temps qui m’était imparti sur l’ordinateur familial par gentil mari est maintenant écoulé, il ne me reste qu’à vous souhaiter de bonnes fêtes…

Certificat établi pour me défendre en dépit du fait que j’ai bien conscience que tout le monde s’en fout.

DocteurMilie

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Violences…

Ce matin en garde, j’ai vu une jeune fille de 17 ans qui venait d’être placée en foyer à sa demande car elle était rouée de coup tous les soirs depuis 3 ans par son père et son frère.  Une jeune fille très courageuse qui semblait aller bien en dépit de son histoire dramatique et de tout ce qu’elle avait vécu.

J’ai compris qu’elle était en fait dissociée. Surtout, alors qu’elle venait pour son asthme, je me suis sentie à l’aise pour entamer une discussion sur ce sujet avec elle. J’ai réussi à dire autre chose que mon habituel « oh ma pauvre »  (que j’ai dit plusieurs fois néanmoins). Je lui ai parlé des mécanismes qui se passent dans de telles circonstances. Je lui ai noté sur un papier le site mémoiretraumatique.org. Elle a plié le papier et l’a mis dans sa coque de téléphone…

Je ne sais pas si ce que je lui ai dit l’a aidé ou l’aidera mais je savais quoi dire.

Je prend cette situation car c’est celle que j’ai eu ce matin mais récemment j’ai eu plusieurs situations que je pourrais raconter de patientes victimes ou ayant été victimes de violence.

Parce que maintenant je le dépiste .

Il y quelques mois, j’écrivais dans ce billet « mon prix du poster » que j’avais été sensibilisée à l’importance de dépister les violences chez mes patients.

1 FEMME SUR 10 est victime de violences conjugales

1 patiente sur 4 en médecine générale a été victime de violence au cours de sa vie

Capture d’écran 2014-11-23 à 21.55.23

J’avais compris qu’il fallait poser systématiquement la question aux patient-e-s, que ça pouvait tout changer.

Le poster de la thèse de Mathilde Palisse que vous pouvez revoir ici m’a fait comprendre que les femmes sont favorables à un dépistage systématique et que c’est le rôle du médecin généraliste.

Arrivée à ce stade, je n’étais pas beaucoup plus avancée, parce que maintenant je savais qu’il fallait que je demande mais je n’y arrivais pas vraiment et puis je n’étais pas armée, façe à des réponses positives.

Et puis, j’ai fait une formation passionnante. Avec des gens formidables.

Et puis j’ai compris tellement de choses .

J’ai découvert les mécanismes des psycho-traumatismes.

(si vous devez cliquer sur un seul des liens, cela doit absolument être celui ci!!)

J’ai compris pourquoi la maman de Jaddo a envie de dormir face à des victimes de violence.

Je n’ai toujours pas compris par contre pourquoi en tant que médecin, on ne m’avait jamais expliqué ça.

Il y a bien Opale que je remercie très fort qui essaie de nous expliquer à tous pourquoi on doit lire « le livre noir des violences sexuelles » de Muriel Salmona, et elle a tellement raison !!!

J’ai compris que chez 1 patiente sur 5, des violences passées ou présentes étaient la raison de tous leur maux que je ne comprenais pas,  j’ai appris comment leur en parler, j’ai appris quoi leur dire, j’ai eu plein d’infos sur le cadre juridique, les procédures à suivre, j’essaie de construire un réseau autour de mon cabinet pour les prendre en charge.

Je sais tellement plus par rapport à l’année dernière..et à la fois je ne sais rien encore, mais je suis bien décidée à apprendre.

et du coup j’ai comme l’impression que j’ai découvert un truc hyper important et j’en parle un peu tout le temps.

Mon bonheur là dedans, c’est d’avoir fait tout ce cheminement avec docteur gécé et que du coup on peut en parler de manière obsessionnelle toutes les deux.

Du coup, il faut absolument lire ce qu’elle a écrit à ce sujet « Ultra Violence »

Et puis aussi on a été ensemble cette semaine à la journée sur les violences faites aux femmes pour mobiliser les professionnels par la formation.

C’était une journée très intéressante, qui concernait tous les professionnels, soignants, travailleurs sociaux, judiciaires et l’importance de leur formation.

Docteur gécé a fait un LT sur twitter , que vous pouvez retrouver ici 

(merci hipparkhos pour le storify)

J’en profite juste pour vous faire part d’une information que j’ai appris là-bas: l’existence du numéro d’urgence 114 un numéro d’urgences par SMS pour les personnes ayant des difficultés à parler ou entendre, ou en danger et ne pouvant pas téléphoner.

Et puis, je vais continuer à être informative/obsesionnelle et vous mettre quelques liens (oui quelques car j’ai vraiment essayer de réduire)

Donc en fait si vous avez déjà cliqué sur tous les liens ci dessus

l’essentiel est :

-sur le site mémoire traumatique: toutes les infos sur les mécanismes, la législations, les prises en charge, notamment que faire si vous êtes professionnels de santé

et plein plein de documents à télécharger (plaquettes d’informations, affiches études, articles)

et

-sur le site http://stop-violences-femmes.gouv.fr 

avec plein d’outils pour les professionnels de santé

notamment les films Anna et Elisa et les plaquettes d’informations qui vont avec.

ELISA :le nouveau court métrage de la MIPROF qui montre l’impact que l’on pourrait avoir…

« pour moi,ça va tout changer… »

 

et Anna, que j’avais déjà mis dans mon précédent billet

 

 

Voilà et pour finir :

le numéro d’appel d’urgence 39 19 

et le numéro du collectf féministe contre le viol 0800 05 95 95

j’aurai plein d’autres choses à dire, mais bon je vais m’arrêter là

parce que y’a pas qu’en France évidemment..

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3 ans 3 mois 1 jour

Alors, non seulement j’écris pas entre les 2 billets du 17 mais si en plus j’écris même pas le 17 …

Comme souvent, en novembre,le 17 tombe le jour de l’anniversaire de mon mari et comme je suis une épouse parfaite, j’ai consacré ma soirée à lui faire un bon repas …

J’ai plein plein d’idées de billets que je veux écrire mais le temps me manque …

Une des raisons pour laquelle j’ai pas le temps d’écrire c’est que je fais plein de trucs déjà et que novembre est rempli d’anniversaire notamment celui de ma fille, mais également parce que je suis ce MOOC « Medical Education in the New Millenium «  et que c’est passionnant . Il s’agit d’une formation en ligne faite par l’université de Stanford qui parle de comment repenser l’enseignement et la formation médicale. C’est vraiment passionnant et je le conseille à tous ceux qui s’intéresse de près ou de loin à la formation médicale .

Je voulais qd même profiter de ce billet pour souhaiter un joyeux anniversaire à mon mari que j’aime, bon ben ça c’est trop tard, et parler d’un ou deux trucs…

Je sais qu’Opale m’attend au tournant car j’avais promis de faire un billet sur l’extraordinaire formation sur les violences faites aux femmes que j’ai suivie récemment, mais je ne l’ai pas fait

notamment parce que après demain je vais à la journée nationale des violences faites aux femmes et que je voulais attendre avant de le faire

(oh vous l’avez vu la pirouette pour bien m’en sortir)

et puis aussi parce que docteur gécé a déjà tout dit

en gros le résumé du billet que j’aurai fait et que je ferai peut-être

j’avais pris conscience l’année dernière de l’importance du sujet

j’en parlais dans mon prix du poster 

j’ai fait une formation qui a changé ma vie

grâce à Opale qui n’arrête pas de parler de Muriel Salmona et de son site                 mémoiretraumatique.org 

mais Opale a raison: le monde doit savoir ,il faut en parler, c’est dingue que l’on ne nous apprenne pas ça, il faut que tout le monde lise ses explications sur la mémoire traumatique et ce qui se passe dans le cerveau au niveau neurobiologique .

Docteur gécé a tout bien expliquer ici , à lire absolument 

et après, qu’est ce qu’on fait …

C’est un peu tard mais beaucoup de réponses seront jeudi 20 novembre à Paris à la journée  des violences faites aux femmes : mobiliser les professionnels de santé

Capture d’écran 2014-11-18 à 14.28.09

Voilà

et sinon, faites moi parvenir vos dernières candidatures pour le certificalacon d or car la saison se termine et cette année j’ai moins de matière !

 

3 ans et 2 mois

On m’a plusieurs fois dit récemment qu’il ne fallait pas que je m’oblige à écrire ce billet du 17! Que surtout si j’en avais marre, je pouvais arrêter, que personne ne m’en voudrait hein!! Que quand on a rien à dire, ben faut pas se forcer, dès fois on peut se taire aussi !!

J’AI BIEN COMPRIS LE MESSAGE !!!!!

J’AI COMPRIS QUE CA DEVIENT RIDICULE CETTE HISTOIRE A LA FIN !!

ET BEN NON!!! J’AIME BIEN PARLER QUAND J’AI RIEN A DIRE !!!

VOILA !!!

Et puis comme ça quand j’ai quelque chose à dire ,je peux le faire!!

Donc, là j’ai effectivement pas grand chose à dire !

A part que je continuerai à ne parler pour ne rien dire !

Par contre, hier j’avais des choses à dire !!!

Et pour le coup, ça mferait bien plaisir que vous le lisiez!!

Parce qu’en plus, aujourd’hui, jsuis dépitée.

L’OGDPC a fait un communiqué de presse pour annoncer que les séminaires de formation  continue seraient (encore ) diminué à un par an. Je vous passe les détails mais l’évolution prise depuis deux ans me désespère.

Et pour info, il reste à ceux qui le souhaitent une heure (jusqu’au 17 à minuit) pour s’inscrire à un ou plusieurs DPC pour l’année 2014 (sauf ceux qui n’ont fait aucun DPC et qui ont jusque la fin de l’année)

Bon, ben au mois prochain donc !!!!

Une page qui s’ouvre

Ces derniers temps, j’ai eu plusieurs discussions sur l’intérêt de faire entrer le monde de la médecine 2.0 dans l’enseignement en médecine. Des discussions riches avec des personnes d’horizons différents.

Il y a eu  des discussions sur twitter, il y a eu des discussions avec des amis twittos notamment avec certains membres de DMG (département de médecine générale: enseignement de troisième cycle pour les internes en médecine générale) motivés et rêveurs comme moi. Il y a eu aussi des médecins pas du tout connectés et des membres de DMG . Il y a eu des étudiants. Et puis des non médecins aussi.

Il y a eu le #Mededfr sur ce sujet .

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Il y a la série d’articles de Farfadoc cette semaine disant que c’est dommage quand-même !!

Et effectivement c’est dommage!!

Riche de toutes ces discussions, je suis vraiment persuadée que la médecine 2.0 peut faire partie de la formation initiale (et continue évidemment) des médecins (et des autres professions de la même manière).

Il faut peut-être que je définisse la médecine 2.0.

J’aime beaucoup la définition de Farfadoc « le 2.0, c’est la collaboration, la connexion des gens entre eux, c’est la mise en pratique du « on est plus intelligent à plusieurs ». »

La médecine 2.0, pour moi, c’est le partage et l’émulation que je trouve en côtoyant des personnes (médecins ET non médecins) que je n’aurais jamais eu l’occasion de rencontrer, ce sont les informations qui viennent à moi et aussi des informations que je partage. C’est un échange. C’est une constante remise en question et volonté d’amélioration. Internet en est l’outil. Il permet une connexion, un partage d’informations. Mais la médecine 2.0, c’est une histoire de personnes avant tout.

Dans mes rêves, j’imagine une FUMG 2.0

La FUMG, c’est la filière universitaire de médecine générale. Je parle de ce domaine car c’est celui qui me concerne mais évidemment mes réflexions et mes rêves sont valables pour les autres domaines.

Je pense que les possibilités sont multiples.

Des portails (sites internet, twitter ou facebook) permettant de faire circuler l’information: les informations pratiques (les cours, les événements) ( cf farfadoc épisode 1) ,les informations pédagogiques (articles supports de cours) mais surtout les informations diverses et variées que l’on apprend pas forcément à la fac (cf farfadoc épisode 2): les actualités scientifiques, les dernières recommandations.

Je pense que la blogosphère médicale est riche et que certains articles peuvent être intégrés dans certaines réflexions lors de cours aux étudiants. Il y a toute une dimension de la médecine générale dont l’apprentissage est difficile à appréhender. Des billets de blog pourraient enrichir cet apprentissage.

Les nouveaux paradigmes de l’enseignement allant dans le sens de l’auto-apprentissage (comme l’explique Fardadoc épisode 3, ce qu’on apprend est rapidement caduque et parfois même faux) il faut chercher les informations par soi-même, et il faut savoir les remettre en question. La médecine 2.0 est l’outil idéal pour cela.

Mais il s’agit surtout d’un échange. Dans mes rêves, il y aurait un dynamisme et un échange permanent. Les étudiants, les enseignants, les maitres de stage partageraient leurs réflexions et leurs connaissances. L’outil internet permet une interaction que les contraintes pratiques, géographiques et temporelles freinent souvent. (exemple à nouveau du groupe de pairs 2.0) et de nouvelles formes d’apprentissage (exemple des MOOC)  Et l’on pourrait développer l’interprofessionnalité et s’enrichir de l’expérience et du savoir faire d’autres professionnels de santé (Farfadoc épisode 5)

Bref, au delà du fait que je suis convaincue qu’un étudiant en médecine doit connaitre Jaddo (c’est la base!!), je pense que la médecine 2.0 est un formidable outil et en vrai je pense même qu’il est indispensable…

Et je ne parle même pas du rôle potentiel dans la représentation et l’image de la médecine générale et sa promotion. (Farfadoc épisode 4) 

Il n’est pas question de remettre en question l’enseignement tel qu’il existe mais d’apporter cet outil, cette dimension en plus.

Dans mes rêves ?

Je ne sais pas.

Comme je le disais récemment, tout s’emmêle…

Et lors de mes discussions récentes, j’y ai entendu des rêves, mais aussi du concret, des projets. J’ai vu des personnes motivées et dynamiques.

Je pense que des choses se construisent un peu partout.

Il y a dans le programme du congrès national du CNGE (collège national des généralistes enseignants) en novembre un atelier sur l’intérêt des médias sociaux dans l’enseignement en santé.

J’ai  vu que certains DMG avaient un compte twitter

@DMGStrasbourg
@DUMGRouen
@DUMGA80
Des collèges de médecine générale ont un compte twitter et j’en ai vu récemment se créer
@CGELAV (Nantes)
@CLGE_MG (Lyon)
@cgep7 (Paris Diderot)
@CEMGLille (Lille)
Le CGELAV a ouvert aujourd’hui un blog pour échanger autour de la formation en médecine générale. C’est une initiative locale qui témoigne du dynamisme et du potentiel de cette FUMG 2.0.
Aujourd’hui, aussi , le DMG de Paris Descartes a ouvert un compte twitter et une page Facebook
Je pense à titre personnel qu’il faut encourager ces initiatives. Ce n’est qu’un début. Je sais qu’il y a de ci de là des gens motivés ,des projets et des gens ouverts d’esprits à ces projets.
Mais il faut que l’outil soit utilisé et qu’il y ait un dynamisme derrière.
Le 2.0 n’est que ce que nous en faisons.
J’espère donc que c’est une page qui s’ouvre et que ça va être un peu, même un tout petit peu comme dans mes rêves (oui je sais je suis une rêveuse mais doublée d’une pessimiste/pragmatique qui au fond à bien conscience de la réalité des choses, bref je suis une fausse naïve)
Si y’a des étudiants qui me lisent et des enseignants: it’up to you!
 
Et sur le même sujet, aujourd’hui:

Emmêlage

Dans ma vie, il y a plusieurs domaines bien distincts.

Il y a ma vie personnelle, ma famille, mes amis. Parmi mes amis, il y a en a une partie qui sont des médecins avec qui j’ai fait mes études.

Il y a ma vie professionnelle. Celle ci est également multiple. Il y a la vie au cabinet, mon quotidien. Il y a les activités annexes comme par exemple les séminaires de formation médicale continue auxquels j’assistent et que j’anime parfois. Il y a la fac, dans laquelle je m’investie de plus en plus, ce qui me plait beaucoup.

Et parallèlement à tous ça, il y a ma vie 2.0, twitter, ce blog mais surtout tout ce que cela englobe. Cela fait désormais parti de ma vie à part entière. C’est là que j’apprends le plus au quotidien sur mon métier, c’est des amis précieux, c’est des rencontres d’une grande richesse, c’est ce qui fait que je suis la personne que je suis et surtout le médecin que je suis.

La médecine 2.0, c’est un partage , c’est incontournable, c’est pour moi indispensable.

Je le sais, j’en suis convaincue .Vous qui me lisez, pour beaucoup vous le savez aussi .

Mais c’est une vie parallèle.

J’ai envie de dire à tout le monde à quel point c’est formidable, je voudrais que tous les médecins puissent bénéficier de cette émulation qui me tire sans cesse vers le haut .

Je sens désormais ce décalage, par rapport à mes amis médecins, par rapport aux médecins que je cotoie dans les formations.

Et surtout c’est difficile d’en parler, parce qu’il y a l’anonymat d’abord (bien que ça ne m’ait jamais vraiment arrêté :-) et parce que c’est dur à expliquer aux gens, qui soit n’y portent pas d’interêt, soit nous prennent pour des fous ou des addicts de ce monde bizarre, nous prennent pour des fous de rencontrer des inconnus et d’échanger une maison avec, n’en parlons même pas.

Et puis, peu à peu , ces mondes parallèles se mélangent.

Grâce à gentil mari qui a initié la première rencontre et que j’ai le premier intégré dans ce monde parallèle. Des gens de ce monde initialement virtuel sont devenus des amis de la vraie vie. Ils assistent aux évènements de ma vie au milieu de ma famille et de mes amis. Des amis anciens rentrent dans ce monde nouveau. Mon groupe de pairs est constitué moitié moitié de twittos et de non twittos.

Ma vie professionnelle aussi est de plus en plus emmêlée. Au cabinet, à mes collègues, à mes internes, j’en parle librement et dans de plus en plus de situations ce n’est plus un secret , ni même un tabou. Certaines de mes remplaçantes sont des twittos.

Hier, j’ai fait une formation. Je fais désormais partie d’un organisme de formation médicale continue parce que deux twittos m’y ont accueilli. J’avais choisi le sujet des violences faites aux femmes parce qu’une twittos m’y avait sensibilisé et recommandé l’intervenante. Celle ci, j’en parlerai plus tard était effectivement formidable et nous avons discuté avec elle sur twitter car elle y est aussi. Et puis elle m’a repérée évidemment et on s’en fiche, on a discuté encore mieux !!.Tout s’emmêle…

Ces mondes s’entremêlent désormais et ce n’en est que plus enrichissant.

Je n’ai presque plus de réserves à en parler et même j’en suis presque fière désormais.

Pourtant je ne me voyais pas arriver à la fac, au DMG en disant « au fait, vous connaissez twitter et les blogs et tout ça, vous pensez pas que ça serait bien de le développer dans l’enseignement ? »

Quand je lis le dernier billet de Jaddo , je pense qu’il faudrait que tous les étudiants en médecine le lisent . Quand on débat autour des RSCA et autres traces d’apprentissages que les internes en médecine générale doivent fournir, je me dis que nous blogueurs, c’est un peu ce qu ‘on fait de manière non formalisée et spontanée et que peut-être si la formation initiale des médecins s’emmêlait avec la blogosphère, cela leur montrerait d’autres points de vue stimulants. Je me demande l’influence qu’aurait eu la médecine 2.0 si je l’avais connu lors de mes études. J’ai l’impression que j’aurai gagné tellement de temps dans ma maturation et mon cheminement.

Et quand je lis Farfadoc, je me dis que c’est dommage quand-même…

Du coup, au fond de moi, je pense que ces deux mondes aussi peuvent s’emmêler aussi, que finalement tout est possible…

Et plus tout ça s’emmêle, plus je trouve ça chouette…