L’année dernière, à l’occasion de la sortie du film Hippocrate, j’avais lancé un Concours de l’été, pour gagner des places pour le film, il fallait raconter une anecdote de son premier jour de travail. (voir ici les résultats si ça vous intéresse.)
J’ai beaucoup aimé lire vos récits.
J’ai eu envie de refaire pareil cette année.
Il fait beau, c’est le 14 juillet, farfadoc a écrit aujourd’hui un joli billet qui rappelle qu’elle est quand-même un peu un bisounours et j’avais envie de bisounourserie.
Surtout, j’ai lu aujourd’hui et comme souvent des témoignages, notamment sur twitter de personnes,notamment des médecins installés, fatigués, démotivés, exaspérés. J’entends leurs plaintes et je les comprends mais je suis sûre qu’il y en a d’autres qui sont pleinement heureux, et que même ceux qui morflent ont par moment des instants où ils se disent que ça vaut la peine.
Je pense qu’un jour la #TeamMédecinsHeureux devrait faire un mouvement (témoignages/billets de blog) pour mettre un peu de douceur dans ce monde de dur labeur (à bon entendeur:contactez moi) mais pour aujourd’hui je veux comme l’année dernière ne pas limiter ce concours aux médecins et j’invite tout le monde: médecins, étudiants, soignants mais également tout le monde, n’importe quelle profession ( mère au foyer en est une) à participer.
Il s’agit comme l’année dernière de faire un récit, qui peut être très court ou plus détaillé, comme vous le voulez ,le récit d’un moment au travail ou en stage où vous vous êtes dit « j’aime ce que je fais »: une anecdote, un événement, un moment de grâce, ou tout simplement une routine du quotidien qui vous a fait pensé « médecin généraliste est le plus beau métier du monde » pour ma part ou toute autre activité pour la votre.
Qu’est ce qu’on gagne?
Alors cette année, je n’ai pas de sponsor pour offrir un cadeau.
(si des sponsors veulent sponsoriser ce merveilleux concours je suis preneuse-labos exclus évidemment:-)
Alors, j’ai hésité entre « rien » et « des bisous » et puis du coup j’ai décidé que les gagnants auront un « cadeau surprise » (comprendre je sais pas encore quoi mais ça va déchirer..ou pas).
Je compte sur votre participation, sinon je comprendrais que la seule chose qui vous intéresse,ce sont des places de ciné! Dans ce cas, je vous offre une séance ciné avec moi!
Envoyez moi vos témoignages en commentaire de ce billet .
Avant la fin de l’été!
Cette fois ça y est, c’est mon premier jour d’internat, dans une toute nouvelle ville. J’ai trouvé sans difficultés l’hôpital, on m’a trouvé une blouse trop grande dans laquelle je nage un peu, j’ai rangé dedans mes stylos, mon petit carnet, et mon stéthoscope.
Flambant neuf, le stéthoscope, c’est mon petit cadeau à moi-même, ma petite fierté de nouvelle future pédiatre : un beau stétho coloré avec un petit pavillon, et un joli badge coloré avec un petit personnage rigolo qui dit « Jallora, interne ». Je l’ai accroché sur la poitrine, sur la poche de devant.
J’ai été sage, j’ai tout bien écouté ce qu’ils disaient à la matinée d’accueil, maintenant ils ont sorti les jus de fruits et les petits fours et je fais poliment tapisserie avec mon verre de jus d’orange à la main.
Un groupe de docteurs discute non loin. Elle là, la dame un peu forte et agée qui parle d’une voix affirmée, elle m’impressionne un peu : elle a le même nom qu’un bouquin super connu (normal m’a-t-on informée, c’est elle qui en est l’auteure…)
La voilà qui lève les yeux, me regarde, me souhaite la bienvenue. Pendant que je bafouille et rougis, ses yeux tombent sur mon joli bagde.
« – Jallora. (Silence) Il va falloir enlever ça.
– Ah ? Ce n’est pas autorisé ? »
Elle prend un air un peu peiné
« – Ma petite, avec la tête de jeunette que vous avez, si vous vous faites appeler par votre prénom, personne ne vous prendra au sérieux. Vous devriez vous maquiller aussi, ça vous vieillira. »
Nous sommes le 3 novembre, j’ai laissé mes parents et mon petit copain à 700 km d’ici, c’est mon premier jour d’interne, j’ai 26 ans, et je regarde le fond d’un gobelet en plastique avec dans la gorge une drôle de petite boule qui me deviendra familière et une curieuse envie de pleurer.
AUDE_LEME:
Premier jour de stage dans une agence de traduction. Ils ont beaucoup de clients dans le secteur médical/pharma, je suis ravie, parce que la médecine et la pharma, je ne sais pas pourquoi, mais c’est mon dada, et puis parce que c’est dans la ville où j’habite, et que du coup, j’ai pas besoin de quitter mon amoureux pour faire ce stage. \o/
En entretien pré-stage, le directeur m’a demandé : « Pourquoi tu veux faire ce métier ? », puis m’a coupé la parole rapidement : « Oui, bon, trouver le mot juste, la phrase fidèle, faire sens, satisfaire le client et l’utilisateur, gnagnagna, super ! Mais tu sais qu’on est là pour gagner de l’argent, hein ! » Bon…
Premier jour donc. Je suis un peu timide au départ, comme un diesel, il me faut un peu de temps pour que ma vraie personnalité apparaisse, et lui, il aime bien en imposer…
« Aude, t’as rien à faire ? »
« Si, je… »
« OK, y a plus de café. »
« … »
« Y a plus de café ! »
En une demi-matinée, j’avais à peu près cerné le personnage. J’étais là pour faire de la traduction, pas du café, et puis d’abord, je bois du thé. J’ai fait du café, serré le café, un beau goudron que si tu veux tu bouches les nids-de-poule de la rue principale avec.
« Denis, le café est prêt, je vous l’apporte ? »
Retour à ma traduction. Il ne m’a plus jamais demandé de faire le café. (mais en vrai, je sais très bien faire un bon café)
SOUS-LA-PLACE:
Bonjour
Ma première rentrée de jeune « maîtresse » racontée ici :
http://souslaplace.blogspot.fr/2014/02/a-lecole-de-la-vie.html
J’y pense chaque année. Aujourd’hui n’a pas fait exception…
Je souhaite une bonne année scolaire à tous ceux qui sont concernés, parents et enfants et les autres aussi!